Antennes relais, TF1 et PPDA au menu de l'AG de Bouygues

Antennes relais, TF1 et PPDA au menu de l'AG de Bouygues
IL faut être courageux pour aller aux assemblées générales de Bouygues SA: elles ont lieu à Challenger, le site du groupe édifié à Guyancourt à la fin des années 80. Loin d'être découragés par un trajet RER+navette en car, les petits actionnaires ont tout de même rempli l'amphi de 500 personnes. Pas de cadeau pour les braves, mais l'exclusivité d'une campagne institutionnelle de publicité qui démarrera dimanche soir, "avant le film", a précisé Martin Bouygues. Le message: "construire l'avenir, c'est notre plus belle aventure". "La perception du groupe de l'intérieur est différente de celle qu'on a de l'extérieur", a expliqué le président directeur général à ses actionnaires. "Je me suis dit qu'il valait peut-être mieux communiquer sur ce que nous sommes, pour sortir de quelques clichés".

S'exprimant sur le contexte économique, toujours incertain, Martin Bouygues a tenu des propos rassurants pour ses actionnaires. "Le carnet de commandes reste élevé, notre structure financière est solide et nous tâchons de nous assurer que nos contreparties restent solides. Enfin, nous avons une stratégie commerciale très opportuniste, nous devons aller sur les marchés avant qu'ils apparaissent et les quitter avant qu'ils deviennent mauvais". Malgré un chiffre d'affaires qu'il attend en baisse de 2% pour l'année 2009, il a réaffirmé que le groupe Bouygues était une valeur sure. "Ceux qui ont investi 100 euros il y a dix ans sur le CAC 40 n'en ont plus que 96 aujourd'hui, alors que ceux qui ont investi 100 euros dans le groupe Bouygues à la même époque se retrouvent avec 259 euros".

C'est avant les questions des actionnaires qu'il a abordé, de lui-même, le sujet qui fâche: celui des rémunérations. Son salaire de 2008 est identique à celui de 2007, et la distribution de stock-options s'adresse à un grand nombre de bénéficiaires (1320 en 2008), lui-même et son frère Olivier ayant reçu 6,8% de ces stock-options.

Parmi les thèmes abordés pendant la traditionnelle séance de questions-réponses, les antennes-relais et surtout, TF1. Au sujet des antennes-relais, il a tenu à rappeler que les ondes électro-magnétiques n'étaient pas le seul fait des portables. "Je rappelle que les sources d'émissions sont nombreuses, les avions, les antennes de la police, la radio... il faut être prudents. Il y a des gens qui se sont plaints au sujet d'antennes qui ne fonctionnaient pas... Bien sûr, il y en a aussi qui se sont plaints sur des antennes en fonctionnement. C'est une question que nous regardons avec beaucoup de soin mais il ne faut pas passer d'un extrême à l'autre", a-t-il poursuivi.

TF1, à elle seule, a fait l'objet de trois questions. "Je regarde la situation de TF1 avec la plus grande attention. Nonce Paolini fait un travail remarquable et je suis confiant. Mais il ne vous a pas échappé que TF1 vit dans un système régulé et malheureusement, je ne suis pas le régulateur..." Au sujet de l'éviction de Patrick Poivre d'Arvor du fauteuil du vingt heures, il a été très clair. "Patrick Poivre D'Arvor avait lui-même annoncé qu'il arrêterait ses fonctions en 2009. Nous avons préféré anticiper pour mieux gérer la situation et je ne le regrette pas du tout parce que Madame Laurence Ferrari et l'ensemble de la rédaction font un travail remarquable".

Le vote a été une formalité: les résolutions ont toutes été adoptées.

par Héloïse Bolle, journaliste à Challenges, vendredi 24 avril.

source : challenges.fr
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# Posté le dimanche 26 avril 2009 04:23

Piratage: France vs Reste du monde

Piratage: France vs Reste du monde
Un texte adopté au Parlement européen le 20 avril prévoit que seuls les tribunaux peuvent juger les pirates. L'inverse de ce que prévoit le projet de loi Création Internet, de retour à l'Assemblée mercredi.

La loi "Création Internet", si elle finit par être adoptée dans les prochains jours, ferait de la France un cas unique dans le monde d'Internet. Une particularité qui pourrait devenir un problème depuis que les eurodéputés ont adopté, lundi 20 avril, un amendement au "paquet télécom" selon lequel "aucune restriction ne peut être imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux sans décision préalable des autorités de justice".
Internet, un droit fondamental? A tout le moins c'est un "support indispensable à l'exercice des libertés d'expression et d'information", juge Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture et eurodéputée socialiste, auteur de cet amendement. Son adoption pourrait rendre caduques les décisions de l'autorité administrative -la fameuse Hadopi- chargée de la "riposte graduée" par le projet de loi "Création Internet". Et la France se retrouverait contrainte de rentrer dans le rang.

Les majors américains ont déjà poursuivi 35.000 personnes

De fait, dans le reste monde, la protection des droits d'auteur se joue devant les tribunaux. Même la Nouvelle-Zélande, qui a aussi légiféré sur le piratage et prévoyait que les fournisseurs d'accès Internet puissent déconnecter les contrevanants, préfère retarder - pour mieux enterrer? - son projet qui a provoqué une vive polémique.
Les majors américaines du disque ont livré leurs batailles devant la justice et poursuivi quelque 35.000 personnes depuis 2003.
La Suède suit actuellement les rebondissements du procès des quatre responsables de Pirate Bay, célèbre site de téléchargement illégal.
L'Union européenne s'apprête donc à entériner pareille réglementation. A moins que le Conseil européen - regroupant les représentants des gouvernements - ne finisse par amender le "paquet télécom" sous la pression de la France.

Source : challenges.fr
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# Posté le dimanche 26 avril 2009 04:17

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié Israël de "gouvernement raciste" à l'ouverture de la conférence de l'ONU à Genève cette semaine. Ce discours a provoqué le départ des délégations européennes et un véritable tollé dans l'opinion publique occidentale. A qui s'adressait-il ?

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié Israël de "gouvernement raciste" à l'ouverture de la conférence de l'ONU à Genève cette semaine. Ce discours a provoqué le départ des délégations européennes et un véritable tollé dans l'opinion publique occidentale. A qui s'adressait-il  ?
La diatribe négationniste de Mahmoud Ahmadinejad s'adressait clairement à la rue arabe. Elle visait avant tout les gouvernements qui ont accepté de signer la paix avec Israël, ainsi que le régime syrien de Bachar Al-Assad [alliée de l'Iran, la Syrie s'est engagée dans des négocations indirectes avec Israël par l'intermédiaire de la Turquie pour obtenir la rétrocession du plateau du Golan, annexé par les Israéliens en 1967]. Fidèle à lui-même, le président iranien s'est présenté comme le seul dirigeant musulman capable de tenir tête à Israël et aux Occidentaux. C'est là-dessus qu'il a assis sa popularité dans le monde arabe, y compris au Maghreb. Mais pour beaucoup d'Iraniens, cette rhétorique dessert les intérêts de la république islamique.

A deux mois de l'élection présidentielle, quelle portée ce discours peut-il avoir sur l'électorat iranien ?

Pendant la campagne électorale de 2005, Ahmadinejad s'était surtout concentré sur les questions économiques. Il avait promis une amélioration générale des conditions de vie dans le pays, mais, quatre ans après, son bilan est catastrophique. Le chômage et l'inflation ont beaucoup augmenté malgré une hausse considérable des prix du pétrole. Cette situation calamiteuse a été accentuée par les sanctions [économiques] internationales. Les Iraniens reprochent au président d'avoir dépensé des milliards de dollars pour venir en aide aux groupes palestiniens et au Hezbollah libanais plutôt que de favoriser la création d'emploi dans le pays. Conscient de ces handicaps, Mahmoud Ahmadinejad a cherché à détourner l'attention de l'électorat en l'orientant vers des questions régionales. Il a voulu radicaliser le ton de la campagne pour forcer ses détracteurs à prendre position pour ou contre Israël.

Ses positions reflètent-elles celles des plus hautes instances du pouvoir en Iran ?

Non. Le président iranien se sent et se sait lâché par les conservateurs. Sa survie politique ainsi que celle de la faction ultra repose sur une stratégie de la tension permanente. La menace israélienne de bombarder les centrales nucléaires iraniennes joue en faveur de ces positions. Mais en cas de normalisation des relations avec les Etats-Unis et Israël, Ahmadinejad et ses partisans n'ont politiquement plus aucune raison d'être.

Il a pourtant dit "accueillir positivement" la main tendue du président américain Barack Obama. A-t-il infléchi son discours vis-à-vis des Etats Unis ?

D'après les sondages effectués récemment en Iran, 70 % de la population est favorable au rétablissement des relations avec les Etats-Unis. Seule une petite minorité d'intégristes s'y oppose. Ahmadinejad ne peut pas aller à l'encontre de cela. Mais il ne s'attendait pas à ce que Barack Obama soit élu et il ne s'y est pas préparé. Aujourd'hui, il est plutôt en dehors du processus de négociations avec les Etats-Unis. D'après mes informations, le guide de la révolution iranienne a préféré mobiliser ses propres conseillers auprès du président américain. La rhétorique très radicale d'Ahmadinejad est donc également un défi lancé aux plus hautes instances du pouvoir iranien. L'ayatollah Ali Khamenei n'a jamais eu de discours négationniste.

Propos recueillis par Elise Barthet

source : lemonde.fr

# Posté le mercredi 22 avril 2009 05:51

La voix de Sarkozy compte

La voix de Sarkozy compte
Le CSA recommande de comptabiliser les interventions du chef de l'Etat dans les temps de parole des politiques, jusqu'aux élections européennes.

Le président de la République est un politique comme les autres. C'est en tout cas ce qu'a décidé le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) mardi 21 avril. Il invite les radios et télévisions à prendre en compte à partir de lundi prochain ses interventions qui, "en fonction de leur contenu et de leur contexte, relèveront du débat politique national".
L'autorité des médias précise que cette disposition est "temporaire" et qu'il en dressera le bilan après les élections européennes. "Il définira après les élections européennes, au moins de juin, en relations avec les radios et les télévisions, les règles définitives applicables en dehors des périodes électorales au temps de parole du président de la République et de ses collaborateurs".
Les Sages de l'audiovisuel appliquent ainsi un arrêt du Conseil d'Etat qui avait invalidé le 8 avril le précédent dispositif de répartition du temps de parole, en estimant que la parole présidentielle ne pouvait être exclue "par principe" de la comptabilité.
Chargé de faire respecter un "équilibre" dans les interventions politiques, le Conseil appliquait jusqu'à cet arrêt une règle dite des trois tiers (un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité et un tiers pour l'opposition). Les interventions présidentielles étaient exclues de la répartition.
"Pour l'actualité non liée à l'élection (européenne), les services de télévision et de radio prendront en compte celles des interventions du président de la République qui, en fonction de leur contenu et de leur contexte, relèveront du débat politique national, au sens de la décision du Conseil d'Etat du 8 avril", indique le CSA.

Les collaborateurs aussi

Les réactions aux interventions présidentielles relevant du débat politique national ne seront pas imputées sur les temps de parole des opposants, si elles sont diffusées dans les deux jours suivants.
Enfin, les interventions des collaborateurs du président de la République "seront prises en compte dans les mêmes conditions" que celles du chef de l'Etat.
En ce qui concerne "l'actualité liée à l'élection" européenne, le CSA "n'imputera pas sur les temps de parole des opposants les réactions de ceux-ci aux éventuelles interventions du président en faveur d'une liste ou d'un parti".
Les temps de parole des collaborateurs du président seront pour leur part comptabilisés comme soutien des partis en faveur desquels ils s'exprimeront.
Michel Polacco, secrétaire général de l'information du groupe public Radio France, s'est déclaré "satisfait" de la recommandation, qui "va nous simplifier la vie". Selon lui, la règle excluant les interventions présidentielles de l'équilibre à respecter avait été établie pour une "cohabitation" entre un président et un Premier ministre opposés politiquement, mais elle ne se justifiait pas en dehors de cette cohabitation.
Pour sa part, le conseiller spécial de l'Elysée Henri Guaino avait estimé le 10 avril qu'il serait "compliqué" de faire un tri dans les paroles présidentielles, car "le discours du président est forcément un discours politique par nature".
L'arrêt du Conseil d'Etat faisait suite à une plainte des dirigeants socialistes.

source : challenges.fr
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 05:40

Playboy viré de la Bourse ?

Playboy viré de la Bourse ?
Le groupe de médias américain Playboy Enterprises a annoncé mardi 21 avril qu'il était menacé d'expulsion de la Bourse de New York. Il ne peut en effet respecter certains des critères fixés par l'opérateur boursier, comme une capitalisation boursière inférieure à 75 millions de dollars depuis plus de 30 séances boursières et des fonds propres de moins de 75 millions de dollars.
Comme le lui permettent les règlements, Playboy va élaborer un plan dans les 45 jours dans lequel il expliquera comment il entend remplir les critères fixés pendant les 18 prochains mois.
La firme fondée par Hugh Hefner avait fait son entrée en Bourse le 3 novembre 1971. L'action valait alors 23,50 dollars, contre 2,08 dollars à la clôture du marché mardi soir.

Source: challenges.fr
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 05:35